Il est primordial de bien connaître son cours. Cela veut dire connaître les théorèmes par cœur, les formules (trigonométriques par exemple), mais aussi avoir compris son cours. En mathématiques, il s'agit de savoir refaire les démonstrations des théorèmes importants, en physique, comme en mathématiques, il faut posséder la méthode de résolution des exercices type. En mathématiques, si l'on veut acquérir une certaine créativité, avant de recracher une démonstration, il faut se demander comment on aurait pu la trouver tout seul, serait-il possible d'en inventer une différente ? Si on a un peu de temps devant soi, ce n'est certainement pas du temps de perdu.
Pour posséder son cours, il est capital de respecter les 3 étapes qui suivent :
Avant le cours, la préparation Il est absolument indispensable de relire le/les cours précédents afin d'arriver au cours numéro " n " en possédant complètement les cours " n-1, n-2, etc. ". Comment comprendre les nouveaux chapitres abordés par le professeur si vous ne connaissez pas les résultats (théorèmes, formules) vus précédemment ? Comment serez-vous efficace en Travaux Dirigés (TD) si vous ne connaissez pas les formules, les méthodes de résolution des exercices type ? Arriver en cours sans connaître ce qui a été étudié avant est tout simplement un énorme gaspillage de temps. Il faut " repasser son cours " et s'astreindre à résoudre des exercices, des problèmes pour bien assimiler le cours avant le prochain.
Avant le cours, iI est intéressant de s’ouvrir l’appétit en étudiant, en défrichant le sujet du prochain cours.
Pendant
le cours, une écoute active :
Afin de ne pas perdre un temps précieux, il faut écouter attentivement le professeur, se concentrer sur ses propos, suivre ses raisonnements, ses explications. Il faut pratiquer l’écoute active : comprendre et anticiper la suite du cours. Il ne faut pas hésiter à poser des questions : il n’y a pas de questions idiotes, il n’y a que des idiots qui n’osent pas poser de questions. Il faut que vous évacuiez les zones d'ombre, les chapitres que vous ne comprenez pas bien.
Il faut résoudre les exercices proposés en cours de manière active, toujours avoir du brouillon à portée de la main. Ne vous contentez pas de regarder passivement le professeur vous présenter la solution. Il faut que vous cherchiez. Il ne faut pas prendre trop de notes, les livres ou les polycopiés contiennent tout le nécessaire. Il ne faut pas se laisser déborder. Il ne faut pas vouloir noter tellement de choses que l’on ne fait plus qu’écrire de manière passive sans comprendre, sans avoir le temps de poser des questions. Il ne faut surtout pas « s’endormir au stylo » comme on s’endort au volant d’une automobile. Je me souviens avoir beaucoup trop écrit lorsque j'étais en prépa, les professeurs dictaient leurs cours. Je ne voulais pas en perdre une miette et j'écrivais, j'écrivais... Je décrochais rapidement de leur raisonnement pour passer en " copie automatique " et laisser mes pensées vagabonder. Après les cours, tout était à reprendre, quel gâchis ! J'avais un copain qui, lui, n'écrivait rien. Il suivait le raisonnement du professeur avec une concentration extrême, il pouvait poser des questions puisqu'il avait le temps de suivre les pensées du professeur. Le soir, il consultait rapidement un manuel afin d'approfondir tel ou tel point du cours puis il se mettait aux exercices pendant que nous tentions de comprendre nos notes de la journée. Déroutés par son comportement en cours, les professeurs l'ont averti qu'il n'avait pas une bonne méthode de travail et qu'il allait sûrement " se planter ". Après les premiers devoirs surveillés de maths et de physique où il a surclassé tout le monde, ils n'ont plus fait aucun commentaire. Il a intégré l'Ecole des Mines de Paris en 3/2...
Après
le cours, repasser ses leçons Il faut travailler le cours le soir même, le relire,
l'apprendre, ces opérations transfèrent les informations au
subconscient qui peut alors commencer son travail de digestion et de
maturation des connaissances. Il ne faut jamais oublier que la mémoire
est basée sur un fonctionnement biologique dont la répétition est le
mécanisme fondamental.
Pour que la mémorisation soit "durable", il faut "repasser ses leçons".
Mentalement
Par
écrit
Par
oralChoisissez le type de « repassage » qui vous convient le mieux et faites-en le plus régulièrement possible (après chaque cours et chaque série d’exercices). Pour être efficace, il faut revoir le cours sans l’aide de ses notes. Ce dernier point est très important, c'est ainsi que constituer des fiches de résumés de cours à partir de ses cahiers ouverts n'est pas très efficace.
Maîtriser son cours est une condition nécessaire (hélas non suffisante... il faut, en plus, savoir résoudre un certain nombre d’exercices et de problèmes) pour progresser, quelque soit le domaine, et quel que soit votre niveau. Vous devrez donc vous attacher à une parfaite maîtrise du cours et des exercices de base, même si ceux-ci vous semblent faciles. Encore une fois, la connaissance du cours, son assimilation est la clé de la réussite. Comment résoudre des exercices et des problèmes sans connaître les théorèmes de base et leur signification, comment bâtir une démonstration sans avoir étudié et compris celles du cours de maths ?
[1] Repasser signifie revoir son cours, j'aime bien le côté désuet du terme repassage. On pourrait employer le terme plus à la mode de " feed back "; c'est un terme issu de la théorie des asservissements que l'on peut traduire par retour en arrière et vérification ou encore dans le domaine militaire : débriefing après une mission.
Première
couche, étape devant durer 5 minutes, c'est le niveau destiné à la
mémorisation..
Deuxième
couche, d’une durée de 10 minutes, destinée à la communication écrite
et orale.
Troisième
couche,c'est l'approfondissementDe même, avant d’aborder un problème volumineux (tel qu’un contrôle écrit, un problème d'examen ou de concours), vous devez lire le sujet dans son intégralité avant de l’attaquer.
Privilégiez la qualité sur la quantité. Il est inutile de vouloir faire absolument tous les exercices d'un recueil, en général vous n'en aurez pas le temps sauf si vous vous contentez de les survoler. Il vaut mieux en faire un petit nombre d'exercices qui couvrent bien tout le chapitre étudié et sur lesquels vous aurez éventuellement bien sécher. Ne visez pas l'exhaustivité.
Pour être réellement utile, votre travail doit se diviser en deux étapes principales :
Dans un
premier temps, afin d'éprouver vos connaissances et votre réflexion,
vous devez essayer de résoudre l'exercice ou le problème dans son
intégralité, question par question, sans faire appel à la correction et
en vous imposant une limite de temps. En cas de difficulté, il faudra
vous reporter d'abord à votre cours (par l'intermédiare du niveau 1 et
du niveau 2, " on les passent en revue " pour trouver le lien avec les
questions posées, on vérifie que le cours est bien assimilé);
Dans un
second temps, il vous faudra reprendre le sujet en confrontant votre
copie et la correction proposée afin de vérifier vos réponses et de
comprendre les questions non traitées.Une tendance très répandue consiste à abattre les exercices à la chaîne, mais superficiellement, en espérant que le jour du contrôle, l’on aura déjà vu ce type de problème et que l’on saura s’en souvenir. Cette méthode ne fonctionne pas car la seule manière de se souvenir d’un exercice de mathématiques ou de physique c’est de l’avoir parfaitement compris et assimilé. C'est ainsi que les connexions mentales qui permettent de résoudre un exercice se mettent en place dans le cerveau.
À la fin d’un problème, il faut prendre 5 à 10 minutes pour essayer de trouver un moyen de le généraliser ou de le compliquer (c’est ce que font souvent les professeurs pour concevoir leurs contrôles écrits).
Prenez également l’habitude, après chaque exercice, de faire un « retour en arrière » en faisant ressortir la démarche générale et en tissant des liens avec le cours. Bref, il ne faut pas vous contenter de résoudre l’exercice, mais il vous faut lui apporter de la valeur ajoutée et vous interroger sur son contenu.
Prenez l’habitude, en travaillant chez vous, de vous concentrer sur une seule chose à la fois.
Essayez de contenir tout votre travail à la maison dans une plage horaire serrée. Engagez-vous, par exemple, à travailler chez vous tous les jours à l’intérieur d’un emploi du temps que vous vous fixez, et efforcez-vous de ne jamais déborder (quelle que soit votre charge de travail). L’étroitesse de la plage horaire vous obligera à devenir efficace, à vous " arracher les tripes " et à ne pas vous endormir.
Lors de la résolution de problème, travaillez chez vous dans les mêmes conditions que lors d'un devoir surveillé. Si les seuls moments où vous vous pressez sont les contrôles écrits, vous ne deviendrez jamais rapide.
Élaborez un emploi du temps rigoureux définissant vos plages de travail pour telle et telle matière.
Apportez des modifications s'il s'avère qu'il ne vous est pas possible de le suivre.
Mais, une fois établi, tenez-vous à votre emploi du temps. Vous obtiendrez ainsi la régularité gage de réussite.
Même s'il est parfois tentant de consacrer une soirée à réviser l'interrogation du lendemain, il ne sert à rien de passer une nuit blanche pour réviser une interrogation si vous devez être exténué jusqu'à la fin de la semaine et oublier la moitié des connaissances péniblement ingurgitées.
En travaillant de façon régulière, vous apprendrez à avoir une vision à long terme, à assimiler durablement les connaissances donc à gagner du temps et à vous épargner la fatigue et le stress du travail par à-coups. Encore une fois, il faut vous fixer un planning de travail hebdomadaire. Celui-ci devra être réaliste (sans quoi il serait trop facile de ne pas s'y tenir !) et devra donc comporter des temps de loisirs (sport, sorties culturelles, soirées cinéma, famille etc.).
Il faut limiter autant que possible les parasitages et les pertes de temps : cessez donc de vous donner bonne conscience en restant deux heures devant votre cahier à ne lire que trois lignes parce que vous avez autre chose en tête que le cours que vous voulez revoir ! Vous ne ferez rien de bon, ni travail, ni détente. Arrêtez-vous 1/2 heure pour aller vous balader. Vous vous remettrez plus efficacement à votre travail par la suite.
Selon les individus, suivre un emploi du temps à la lettre peut s'avérer extrêmement difficile et contraignant. Il faut s'y astreindre, une fois les habitudes prises, les choses deviennent plus faciles. Encore une fois, la régularité dans le travail scolaire est une des clés de la réussite.
Que ce soit lors de l'étude et de l'apprentissage du cours ou lors de
la résolution des exercices et des problèmes, lorsque vous travaillez,
il faut que vous soyez concentré.
Ce n’est pas en travaillant 20h/jour et en faisant des myriades d’exercices que vous obtiendrez de bons résultats si vous rêvassez à tout autre chose pendant que vous « travaillez ». Il faut que vous soyez méthodique, c'est une des clés de l'efficacité .
Détendez
vous à fond sans scrupules, sans penser au prochain devoir surveillé,
cela sera d'autant plus possible que vous aurez travaillé très
intensément;
Travaillez
à fond sans penser aux copains qui vous attendaient ce soir, à votre
prochaine sortie cinéma; c'est d'autant plus possible que lorsque vous
vous détendez, c'est "à fond", vous êtes donc bien reposé pour bosser !Ne vous rassurez pas en travaillant entouré de copains qui parlent d'autre chose, en écoutant une radio qui braille, etc… Évitez au maximum d'écouter de la musique quand vous étudiez des matières qui demandent de retenir une grande quantité de connaissances ou des matières qui vous posent problème. C'est ‘’sympa’’ mais ça nuit beaucoup au rendement ! De la même manière il vous faudra bannir de votre lieu de travail tout ce qui peut vous distraire : la télévision, l'ordinateur (ses jeux si tentant, les messageries qui vous sollicitent, etc.), le téléphone portable (qui doit être éteint et posé très loin de vous; il n'y a qu'une chose urgente : votre travail). Bref, pour ne pas succomber à la tentation : supprimez purement et simplement toutes les sources de dérangement possible.
La concentration peut vous amener à vivre des expériences déconcertantes. En prépa, il m’est arrivé 4 ou 5 fois l’expérience suivante. Après avoir réfléchi très intensément toute une soirée à un DM de maths sans avoir avancé, la solution m’est apparue en rêve de manière très nette. J’ai eu une expérience encore plus déroutante durant une colle de maths. Je me rappelle assez bien du sujet, un exercice assez difficile sur les matrices. Je séchais laborieusement, je m’étais vraiment isolé dans ma bulle quand tout à coup j’ai eu un « flash », une vision de la solution qui a littéralement envahie ma tête. J’ai été tellement déconcerté par la soudaineté et la violence de la vision que j’ai refusé d’y croire. Pourtant, lorsque le colleur m’a donné la solution, c’était bien ce qui avait jailli dans mon cerveau. Je n’ai eu qu’une seule fulgurante intuition de cette espèce. J’aurai peut-être du cherché à les cultiver, mais j’avoue avoir eu un peu peur de ce genre de phénomène.
5-1
Les révisionsAu moins trois jours avant les épreuves, ne faites plus rien. "Bullez", faites la grâce matinée, la sieste, allez au cinéma, écoutez vos morceaux de musique préférés. Détendez vous à fond et reposez vous.
5-2
La veille du jour J
5-3
Le jour JVoici le jour tant attendu et tant redouté, celui de la compétition comme chez les sportifs de haut niveau. Afin d'éviter tout accroc, toute défaillance levez-vous assez tôt. Prenez une bonne douche et un bon petit déjeuner avec un menu habituel et pas le casse croûte de déménageur que vous ne digérerez pas si ce n'est pas là votre habitude. Revérifiez rapidement et une dernière fois vos affaires. Prévoyez une petite bouteille d'eau et quelques barres de friandises afin d'éviter les fringales (même les intellectuels peuvent en être victimes !).
Prévoyez d'arriver sur les lieux des épreuves en avance (un quart d'heure, vingt minutes). Cette marge de sécurité vous tranquillisera et puis on ne sait jamais (pneu crevé, car pris dans un embouteillage). Arrivé en avance, marchez tranquillement pour vous détendre, soyez motivé et déterminé : vous avez bien travaillé toute l'année, vous saurez donc répondre à toutes les questions
5-4
Le stressUne bonne préparation psychologique vous évitera de paniquer le jour J. Il faut régulièrement vous imaginer, vous visualiser en train de passer vos épreuves en étant calme, concentré, en train de donner le meilleur de vous même en toute sérénité. Plus vous vous mettrez mentalement en situation, vous imaginant détendu mais déterminé et concentré, plus vous le serez le jour J.
Néanmoins, le jour des épreuves, la tension nerveuse liée à l'importance de l'enjeu peut vous faire perdre vos moyens. Une excellente méthode pour retrouver votre calme consiste à inspirer une grosse goulée d'air, à la conserver dans les poumons le temps de compter lentement jusqu'à 3 ou 4, puis d'expirer très, très lentement par le nez ou la bouche. Recommencer deux, trois ou quatre fois, votre cœur battra plus lentement, vous vous sentirez plus maître de vous, plus tranquille, prêt à reprendre les choses en main. Au moindre signe d'affolement, mettez en pratique ce petit exercice, restez maître de la situation.
6-1
MathsPrenez soin de bien lire le sujet. D'une part, il faut repérer
ce que vous savez faire de ce qui vous paraît plus difficile. D'autre
part il faut étudier la trame, la progression de chaque exercice afin,
par exemple, de repérer les questions qui donne un élément de réponse
d'une question précédente.
Soulignez dans chaque exercice et dans le problème les données
importantes et distinguez les questions qui semblent à priori vous
inspirer.
Prévoyez plusieurs copies doubles (fournies lors des épreuves) : une
pour chaque exercice afin d’éviter d'emmêler les réponses aux
différents exercices ce qui compliquerait la tâche du correcteur...
Traitez immédiatement ce qui vous paraît facile. Il faut aller à la
chasse au point !
Certaines questions nécessitent une recherche plus approfondie : il est
exclu d’en faire une rédaction détaillée au brouillon.
Si vous n’avez pas traité une question, ne vous obstinez pas : vous
risquez de perdre votre sang-froid et de commettre ensuite des erreurs
dans des questions simples. Laissez un espace et continuez en supposant
le résultat acquis.
Toute question dont l’énoncé commence par « en déduire… » doit avoir
pour solution une déduction de ce qui vient d’être traité, toute autre
méthode ne sera pas considérée comme valable.
Sachez-vous arrêter lorsque les calculs deviennent trop importants.
Vérifiez que vos résultats sont vraisemblables : une probabilité est un
réel compris entre 0 et 1, une aire est un nombre positif, le module
d’un nombre complexe est positif, un vecteur ne peut être égal à son
affixe…
Il ne suffit pas de dire qu’une fonction est dérivable pour que cela
constitue une preuve.
Ne pas confondre le calcul intégral (le résultat est un réel positif ou
négatif) et le calcul d’une aire plane dont le résultat est positif et
s’exprime en unités d’aire.
6-2
Physique/chimieMunissez-vous de votre calculatrice (+ piles de rechange)
ainsi que du matériel de dessin (règle, compas, etc.).
Prenez le soin de bien lire le sujet. Il faut d'une part repérer ce que
vous savez faire de ce qui vous paraît plus difficile. D'autre part il
faut étudier la trame, la progression de chaque exercice afin, par
exemple, de repérer les questions qui donne un élément de réponse d'une
question précédente.
Traitez immédiatement ce qui vous paraît facile. Il faut aller à la
chasse au point !
Utilisez la numérotation de l’énoncé et écrivez lisiblement.
Faites aussi souvent que possible des schémas soignés (un dessin vaut
plus de mille mots !) qui vous faciliteront la résolution des exercices
et vous éviterons des paragraphes d'explications. Utilisez des couleurs.
Utilisez les notations de l’énoncé et précisez celles que vous employez
si elles ne sont pas imposées par le texte.
Rédigez votre réponse sans faire une paraphrase de l’énoncé, en
détaillant votre raisonnement.
Essayez de mener les calculs littéralement, puis faites l’application
numérique. Encadrez l’expression littérale finale et soulignez le
résultat numérique.
Évitez les calculs intermédiaires s’ils ne sont pas nécessaires et, le
cas échéant, utilisez une valeur non arrondie conservée dans votre
calculatrice pour faire le calcul suivant.
Arrondissez vos résultats en conservant autant de chiffres
significatifs que la donnée la moins précise.
Ayez l’esprit critique, et interrogez-vous toujours sur la
vraisemblance de vos résultats numériques.
Faites attention aux unités : c’est un bon moyen pour éviter de trouver
un résultat numérique faux, et n’oubliez pas de toujours bien préciser
l’unité d’un résultat (quand il en a une).
Enfin, n’hésitez pas à mettre en avant vos connaissances personnelles
et votre sens du concret.
Consacrez une copie à chacun des exercices.
Si vous êtes pris par le temps mais que vous savez répondre à des questions non encore rédigées alors aux grands maux les grands remèdes : utilisez le style télégraphique pour avoir le temps de répondre. Même si on ne vous accorde pas tous les points, vous en gagnerez plus qu'en ne traitant pas la/les questions.
Nous venons de voir qu'il n'est pas forcément nécessaire de travailler tout le temps, il faut travailler avec un rendement maximum, travailler efficacement. Dés lors, un temps de travail raisonnable vous permettra d'obtenir de bons résultats et de continuer à avoir des loisirs et un temps de sommeil suffisant. La durée de sommeil nécessaire dépend des individus mais elle ne devrait jamais être inférieure à 5 heures (même en prépa, j'allais dire surtout en prépa). Je me suis toujours astreint à des nuits de sommeil de 8 heures (surtout en prépa où j'y veillais particulièrement). Pour moi, c'est la durée minimale pour être "opérationnel", c'est à dire pouvoir être actif en cours et lors des séances de travail personnel. Si vous avez besoin de moins, c'est une chance, mais ne tirez pas sur la corde, elle est fragile...
Le temps de travail quotidien dépend lui aussi de chaque individu, de la classe dans laquelle vous êtes. Néanmoins, il me semble que dans le secondaire, 2 heures de travail quotidien constitue un minimum en-dessous duquel vous aurez tôt ou tard des mauvaises surprises (chapitre non ou mal assimilé, difficulté à savoir calculer correctement, etc.). Vous devriez pouvoir caser 2 heures le samedi et/ou le dimanche. Vous faites des études pour atteindre un objectif précis. Si l'on emploie une analogie sportive, vous êtes dans la catégorie des "professionnels" plutôt que dans celle des "amateurs". Lorsque vous voyez des sportifs consacrer plusieurs heures par jour à un entraînement intensif, vous n'êtes pas étonné. Il vous paraît naturel qu'il faille en passer par là pour "exploser un chrono", "jouer en première division" ou que sais-je encore. Il en est de même pour vous : entraînez vous régulièrement et intensément et la réussite sera là.
Si vous voulez vraiment obtenir de bonnes, d'excellentes performances, cela implique que vous devez avoir une bonne hygiène de vie. Pas forcément aussi poussée que celle des sportifs de haut niveau, mais tout de même, il faut faire attention. Ainsi, surveillez votre alimentation; par exemple faites attention au steak-frites le midi, cela induit une somnolence l'après-midi, préférez des haricots verts pour accompagner votre viande. Préservez votre capital sommeil en ne sortant pas trop et pas trop tard...